Jean Lautier
 

 

 

 

Jean LAUTIER

 Né le 04/01/1923 – Jeunesse dans le Tarn.

Entre au maquis en 1944 – Participe à la libération de la France.

1946 – Entre aux PTT.

1947 – Fonde le SCA avec André Jarlan.

1948 – Contrôleur à Marseille.

1950 – Inspecteur à Toulouse.

1953 – Fonde la FTSA.

1954 – Nommé aux PTT à Albi.

1956 – Devient président de la FTSA.

1959 – Entre au conseil d’administration du musée Toulouse Lautrec.

Il cumule de nombreux postes et distinctions…

Vice-président de la Société des Sciences Arts et Belles Lettres.

1960 – Devient correspondant départemental des antiquités historiques et préhistoriques.

1969 – Médaille Jeunesse et Sports.

1973 – Médaille argent Jeunesse et Sports.

1976 – Palmes Académiques.

1980 – Publie la carte des mégalithes du Tarn.

1983 – Inspecteur central des PTT, il prend sa retraite.

1986 – Opération à cœur ouvert.

1987 – Officier des Palmes Académiques.

12/02/1990 – Il meurt à Albi brutalement.

Parler de Jean Lautier n’est pas chose facile, tant sa vie fut débordante d’activités toutes convergentes vers la véritable passion qui l’animait : l’amour de son pays natal et en particulier les karsts de la vallée de l’Aveyron, qu’il sillonna pendant quarante ans avec toujours le même enthousiasme.

Rentré au maquis en 1944, il rencontra André Jarlan dans les rangs de l’armée de la libération. Ils décident de fonder un spéléo club à Albi. Ce sera chose faite en 1947. Lautier entre aux PTT et séjourne à Marseille puis à Toulouse et enfin à Albi où il finira sa carrière en 1983 comme inspecteur central. En 1953, grâce à la volonté des clubs tarnais de spéléologie, il fonde la F.T.Spéléo, qui deviendra en 1956 la FTSA, dont il prend la présidence. Il est à cette époque l’animateur infatigable de la spéléo et de l’archéo tarnaise. Son sens des rapports humains, sa grande compétence et son éternel sourire, fédèrent autour de lui la quasi-totalité de la communauté spéléo qui voit en lui le chef incontestable. Ses relations avec l’administratif et le monde politique, qu’il sollicite sans jamais afficher ses convictions, vont bénéficier à la FTSA pendant des décennies par une reconnaissance et une image de sérieux que Jean Lautier défendra farouchement jusqu’à sa mort.

Il cumule fonctions et distinctions honorifiques, en plus de son travail, où il exerce de lourdes responsabilités. On notera entre autres : membre du conseil d’administration du musée Toulouse Lautrec, vice-président de la Société des Sciences, Arts et Belles Lettres, correspondant départemental des antiquités historiques et préhistoriques, médaille d’argent de la Jeunesse et Sports, officier des Palmes Académiques, etc. Il publie de nombreux articles dans des revues régionales et notamment la revue du Tarn. Il accumule les notes, renseignements, observations sur les cavités karstiques, la préhistoire, l’époque médiévale. Dans la deuxième partie de sa vie, il se passionnera plus volontiers pour la préhistoire. Il étudie les grottes ornées, les dolmens et statues menhirs dont il dresse l’inventaire tarnais en 1980. Il est présent sur de nombreux chantiers de fouille : Berniquaut à Sorèze, le Troclar à Lagrave, la place Ste Claire à Albi, la grotte de la Pyramide. Il fouille également plusieurs dolmens sur le causse d’Anglars et s’emploie au sauvetage des statues menhirs. De 1960 à 1980, sa présence est incroyablement active. Il rédige, pour chaque site dont il apprend l’existence, ses fameuses fiches qui constituent en quelque sorte son héritage.

Jean Lautier, l’autodidacte, l’homme de la terre, le passionné, ne comptait pas son temps. Sa rigueur tranquille, sa gentillesse et sa disponibilité attiraient jeunes et moins jeunes. Sa parole était recherchée. Il était écouté, son autorité naturelle incontestée. Tous les spéléos et archéos qui l’ont côtoyé ont bénéficié un jour ou l’autre de ses conseils. Il ne manquait jamais de rendre service, d’apporter son aide et ses compétences qui étaient grandes.

Après sa disparition brutale, sa présence discrète est toujours là, son œuvre incontournable.

Robert Coustet