Combles d’Ali. Samedi 22 et dimanche 23 mars 2014

 Sorties aux Combles d’Ali. Samedi 22 et dimanche 23 mars 2014

 

 

Compte rendu : Sylvain et Karim.  Participants : Karim, Thomas, Nestor (SSPCV), Sylvain, Jibé et Vanessa (SC EPIA).

 

8h30 local de Blaye les mines, nous chargeons le matériel dans la pauvre 305 de Nestor. Thomas nous rejoindra directement sur le causse.

Vers 9h45 nous mettons en route la ventilation et installons un Dôme pour pouvoir se restaurer et se changer à l’abri de la pluie. A l’arrivée de Thomas nous enkitons le matériel topo, le casse croute, 2 cordes, quelques mousquetons, plaquettes et dyneema, et bien sur le perfo que Thomas s’engage à porter.

 11H30, nous complétons le plein d’essence du groupe, et nous entrons sous terre. Après avoir purgé quelques cailloux que j’avais oubliés lors de l’équipement le dimanche précédent, nous sommes à la base des puits et nous nous engageons vers le réseau amont. J’attaque une petite remontée sur corde le long d’un éboulis pendant que mes camarades se mettent à l’abri des chutes de pierres, riche idée qu’ils ont eu car chute de pierres il y a eu… Mon kit a accroché un bloc qui maintenait une brouetté de cailloux, ça c’est fait…

 
 

Le réseau amont est un haut méandre plus ou moins large, nous arrivons a notre premier objectif, une escalade pour vérifier l’arrivée d’un petit filet d’eau en haut du méandre, sans résultats pas de suite pénétrable, il en sera de même pour le puits d’environ 7 mètres qui se trouve à l’aplomb de ce filet d’eau. Nous continuons notre chemin vers le dernier point topo pour la compléter. Pause repas et récupération car nous venons de passer une zone avec présence de Co2.

La séance topo peut commencer, fini le méandre « propre », nous sommes maintenant dans un tas de boue pendant plusieurs dizaines de mètres. Après quelques points réalisés nous arrivons à « l’arrêt sur rien » de Thomas. Quelques coups de massette nous permettrons de continuer sur une zone basse et de remplir les bottes de certains dans un joli gour. De cette zone très concrétionnée, nous retrouverons un méandre d’environ 4 mètres de haut sur 1 mètre de large, mais une coulée de calcite nous ferme le passage en nous laissant tout de même plein d’images d’excentriques dans la tête.

Sur le chemin du retour nous irons voir avec Thomas un boyau d’une trentaine de mètres chargé en Co2 qui ne donne rien. Réorganisation des kits avec matos propre dans le kit propre ce qui fait un kit très lourd et un kit plein de boue. A moitié remontée je cèderais le kit propre à Thomas, nous sortirons aux environs de 19h00, nous profitons du dôme pour nous changer, à ce moment là arrivent Sylvain et Vanessa avec l’apéro, une synchronisation parfaite !

 

Après une dure journée de réunion au siège du CSR F à Balma, avec Vanessa nous prenons la route pour aller rejoindre Karim, Thomas et Nestor sur le causse d’Anglars. Nous arrivons vers 19 heures au moment même ou nos trois amis ressortent de la cavité, ils sont couverts de boue, mais ont l’air satisfait de leur journée.

Pendant qu’ils se mettent au sec et un minimum propre, nous déballons les affaires des fourgons afin de préparer le traditionnel apéro qui va se dérouler sous la tente dôme. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, tout est prêt, il faut dire que nous sommes sacrément entrainés !

Thomas nous quitte car il doit impérativement rentrer chez lui pour partir demain matin attaquer sa saison dans les Pyrénées, Nestor avait aussi prévu de rentré dans l’Aveyron car il est invité au repas de la chasse de Saint Jean Delnous, tout un programme en perspectives… Finalement, il décide qu’il est déjà tard et qu’il sera aussi bien ici sur le causse avec nous.

La soirée est fraiche, il pleut même un peu, heureusement que nous avons pris la tente. Minuit, tout le monde est fatigué, il est grand temps d’aller dormir, nous voulons essayer de nous lever pas trop tard le lendemain matin afin de ressortir en milieu d’après midi pour aller voter avant la fermeture des bureaux.

Lever 9 heures, Nestor et Karim sont déjà debout et ils ont démarré le groupe électrogène à 8h30 afin de ventiler le trou. 

 

 

 

 

 

 

Jibé arrive à 10 heures, un dernier café et nous décidons d’y aller. Nestor doit rentrer chez lui, Karim qui n’est pas très en forme ce matin va partir avec lui. La 305 de Nestor décide alors de faire des siennes, elle refuse de démarrer, le gazole n’a pas l’air d’arriver et quand on actionne la pompe il en sort même par le filtre, pas très bon signe tout ça… Nous décidons de les abandonner à leur triste sort et d’aller sous terre, au pire nous les retrouverons là en sortant et nous aviserons à ce moment là.

La descente se passe bien, le P40 qui a été rééquiper par Karim la semaine dernière n’est pas des mieux équipés, je décide que je retirerai la corde à la montée et que je l’équiperais un peu mieux lors de la prochaine visite. Nous évitons de dire trop de mal sur l’équipement de Karim parce que c’était la première fois qu’il faisait ça, nous serons donc indulgent pour ce coup là, mais attention il ne faudra pas que cela se reproduise !

A la base des puits, tout va bien, l’atmosphère est impeccable, 10 mètres plus loin, en bas du plan incliné, le détecteur annonce déjà 2.5% de CO2, ça sent pas très bon pour notre objectif topo dans la rivière, nous allons voir quand même, dès le départ du boyau qui donne accès à la rivière, le détecteur annonce 4.9% de CO2 et 15.7% d’oxygène, sans rien faire c’est déjà dur de respirer, la décision est vite prise, demi tour, on abandonne l’objectif topo dans la rivière et on va aller faire autre chose.

Nous nous mettons en route vers le grand collecteur, le détecteur affiche 4.5% au niveau du cairn, nous progressons doucement, nous poursuivons vers l’aval, au niveau des 3 galeries superposées nous grimpons vers les fossiles, nous savons qu’à cet endroit l’atmosphère est meilleure, effectivement dès que nous mettons le pied dans le fossile  le détecteur n’affiche plus que 2.5%, nous avançons dans la galerie et rapidement l’atmosphère redevient normale, nous sommes comme dehors, nous filons jusqu’à l’escalade effectuée il y a quelques mois par Thomas, nous allons voir le haut, pas de continuation possible par là, le puits remontant est beaucoup trop étroit, c’est bien dommage parce qu’ici on respire normalement, nous aurions aimé trouver à cet endroit des puits remontant vers la surface et une éventuelle possibilité de créer une nouvelle entrée au réseau, tant pis…

En redescendant nous retournons voir un départ de galerie que j’avais entrevue il y a quelques temps avec Simon. Rapidement nous repérons un passage, un petit ramping nous conduis rapidement dans une galerie de taille humaine, un peu de première s’offre à nous, nous avançons d’une cinquantaine de mètres dans une belle galerie méandriforme qui vient buter sur un bouchon de calcite, rien à espérer de ce côté-là…

Nous repartons vers le cairn pour aller voir un passage étroit en haut des escalades de la zone concrétionnée, passage que je n’avais pas réussi à franchir lors d’une sortie précédente, vu le gabarit de Jibé, j’ai bon espoir qu’il arrive à passer. La galerie en haut des escalades n’est pas gazée aujourd’hui, c’est une bonne chose, une fois devant l’étroiture, Jibé enlève son matos de progression et s’enfile dans le passage étroit, il le franchit avec une facilité déconcertante, dans ces moments là, je jalouse son gabarit de gringalet et ses 55 kilos tout équipé !

 
 

Derrière le passage étroit, il se retrouve dans une galerie ou il peut avancer de 2 mètres à quatre pattes avant de s’arrêter devant un autre passage bas infranchissable.

Les nouvelles sont bonnes, pour ouvrir ce passage, il suffira de creuser dans le sol argileux avec une pelle (que nous n’avons bien entendu pas avec nous) sur 1 à 2 mètres et derrière on voit une galerie ou à priori on pourra se tenir debout et qui semble assez large.

Jibé repasse le passage étroit en sens inverse pour nous rejoindre, il retrouve en passant un forêt de 8 abandonné par Thomas, c’est dingue tout ce qu’il peut abandonner sous terre ce type, une rente pour le club !

Nous décidons que ce sera tout pour aujourd’hui, lors de la prochaine sortie, nous reviendrons avec ce qu’il faut pour agrandir le passage afin que tout le monde puisse le franchir et nous verrons ensuite ce que nous réserve la cavité…

Nous repartons vers la sortie, une nouvelle séance d’intoxication au CO2 s’impose pour revenir à la base des puits, une fois au bas des cordes le courant d’air du ventilo se fait sentir. Nous en avons terminé avec le CO2 pour aujourd’hui, nous cassons une petite croûte, jambon de pays et Pâté Lorrain, le menu idéal pour avoir soif dans les puits…

Nous attaquons la remontée. J’en profite pour déséquiper la corde dans le P40, je la laisserai en passant rangée en haut du puits pour pouvoir rééquiper la verticale de façon plus académique lors de la prochaine descente.

 

Nous sortons de la cavité vers 15 heures, une fois dehors nous remballons rapidement tout dans les véhicules et nous nous mettons en route afin de ne pas arrivée trop tard à la maison, c’est le premier tour des municipales et vu que je ne veux pas rater le vote, il me faut arriver à Carmaux avant 18 heures.

Suite des découvertes dans la perte des Combles d’Ali au prochain épisode.